L'URANIUM D'IRAN

Un thriller géopolitique au cœur des secrets nucléaires iraniens - Un roman d’espionnage entre mémoire, exil et nucléaire iranien

par Victor Erenski

Roman Broché Français

Karim Moreau a quarante-deux ans, cinq langues et une promesse faite à un mourant. Agent partagé entre la DGSE et la CIA, il reçoit une mission : localiser un stock d'uranium enrichi clandestin dans une usine textile de Tabriz, au nord-ouest de l'Iran. Ce qui rend cette mission différente de toutes les autres, c'est l'endroit. Tabriz est la ville de l'autre côté de l'Araxe — la rivière qui, en 1828, a coupé en deux un peuple sans le consulter. La ville dont son arrière-arrière-grand-père est parti en 1885 chercher fortune dans le pétrole de Bakou. La ville que son grand-père Rahim lui a décrite jusqu'au dernier souffle depuis un appartement de Montrouge, avec l'odeur de pétrole et de mer comme promesse. Pour y entrer, Karim s'allie à Leïla Amirova — juive azerbaïdjanaise des montagnes du Caucase, spécialiste de Kurban Saïd, collaboratrice du Mossad. Elle parle sept langues, descend d'un empire converti au judaïsme au VIIIe siècle, et connaît la généalogie de Karim mieux que lui. Sur place, ils trouvent plus qu'une installation nucléaire. Ils trouvent Sohrab, un physicien prisonnier de son propre programme depuis douze ans. Davud, un marchand de tapis qui transmet des coordonnées GPS en citant Nizami Ganjavî dans une salle de conférence. Et Jalil — quatre-vingt-quatre ans, ingénieur retraité, dernier lien vivant avec la famille que Bakou a dispersée en 1951. Jalil qui a gardé les plans de l'installation dans un double fond d'armoire depuis quinze ans. Jalil qui dit : laisse-moi en démolir une seule. Juste une. L'Uranium d'Iran est un roman d'espionnage ancré dans une histoire que l'Occident ignore presque entièrement : celle du peuple azerbaïdjanais, coupé en deux par les empires, dont vingt à trente millions de personnes vivent à l'intérieur de l'Iran. La première République parlementaire du monde musulman, fondée en 1918, qui accordait le droit de vote aux femmes avant la France. Le premier opéra du monde islamique, créé à Bakou en 1908. L'Empire Khazar, le zoroastrisme, Novruz. Et Kurban Saïd — le juif de Bakou qui a écrit le roman national azerbaïdjanais sous un nom musulman, en exil, en mourant. C'est aussi un roman sur ce qu'on hérite sans l'avoir choisi : les langues, les gestes, les promesses faites à des mourants. Sur les gens qui résistent en silence — pas avec des armes, avec des vers de poésie médiévale utilisés comme codes et des plans gardés dans des doubles fonds d'armoire.

Publication
auto-édition (Amazon KDP)
ASIN
B0GV5WNVX6
Fiche déposée
le 2 septembre 2026, par l'auteur