Vous avez déjà essayé le journal intime. Vous avez tenu onze jours. On vous a conseillé de noter trois choses positives chaque soir, et certains soirs vous n'en trouviez aucune, ce qui vous a simplement donné une preuve de plus que quelque chose n'allait pas.
Ce carnet est construit autrement, et sa différence tient à la formulation des questions.
Où étais-je vraiment là aujourd'hui ? Pas heureux, pas satisfait : présent.
Qu'est-ce qui m'a coûté moins que prévu ? On ne vous demande pas ce qui vous a plu, parce que le plaisir est justement la faculté en panne. On vous demande où la résistance a été moindre. Cette question a une réponse même les mauvais jours.
À qui, ou à quoi, ai-je été utile, précisément ? Quelqu'un de nommé, une chose identifiable.
Quand on est épuisé, l'attention se rétrécit jusqu'à ne plus laisser passer que ce qui menace et ce qui reste à faire. Le reste continue d'avoir lieu, mais plus personne ne l'enregistre. Et un moment non enregistré ne compte pas au moment du bilan : on traverse des semaines dont on ne retient que ce qu'elles ont coûté.
Ce carnet n'ajoute rien à votre vie. Il installe un instrument d'enregistrement, et le laisse travailler.
Ce qu'il contient :
- 90 pages datées, une par jour, avec les trois questions imprimées et des lignes réglées.
- Une introduction qui explique le mécanisme et les quatre règles, dont le droit d'écrire « rien » et le droit de sauter des jours.
- Trois pages de relecture, aux jours 30, 60 et 90, pour repérer ce qui revient.
- Aucun score, aucune case à cocher, aucune série de jours à ne pas interrompre. À la seconde où l'exercice devient mesurable, il se retourne contre vous.
Format 15,24 × 22,86 cm, assez large pour écrire à la main confortablement.
Compagnon d'Ikigai à 45 ans, et utilisable seul.
Vous ne notez pas vos moments. Vous apprenez à les voir.